Qui suis-je?

Qui suis-je?
Qui suis-je?
Je suis moi ! En voilà une question !
Je vois, j'entends, je sens....
Je pense....
Je ris, je pleure, j'aime....
Je vis et un jour je vais mourir.
Mais je suis là, ici, maintenant.
Voilà ! C'est moi !

Mais si je m'attarde un peu plus..
Parfois, je me demande qui je suis réellement
et pourquoi je suis sur terre.
Comme si une voix intérieure m'interpellait,
intérieure à ce monde terrestre,
à cete vie quotidienne.

Alors les raisons (les bonnes) données :
vivre pour être heureux, servir les autres,
aimer les autres, apprendre..
ne suffisent plus - ou plutôt elles éclatent :
Servir qui? Aimer qui? Apprendre quoi?
Servir comment? Aimer commen?
Apprendre comment?
Tout cela ne suffit plus.

Quelque chose à l'intérieur de moi
m'interpelle vers le Bonheur,
vers le Beau, la Vérité,
vers l'atemporel,
vers l'illimité,
vers l'Absolu.
Et même si je n'arrive pas à les réaliser,
cette "chose" est aussi moi.
Et même qu'elle m'embête,
toujours insatisfaite de ce que je lui donne
comme motifs de vivre,
comme satisfaction de vivre,
comme manière de vivre,
toujours en quête de quelque chose d'autre,
de plus grand, de plus sublime, de plus vrai,
de plus absolu !
Et cela aussi est moi.

D'où viens-tu?
D'où vient le monde?


Ces questions ne te sont pas nouvelles.
As-tu déjà essayé d'y répondre?

D'où je viens? D'où vient le monde?
En voilà des questions !
A travers l'histoire des hommes, diverses réponses ont été apportées.
Notre naissancen la nature, les saisons, le lever
du soleil, son alternance avec la lune, tout cela
indique qu'il y a toujours un début
à tout sur notre terre.
Je suis né de mes parents et eux-mêmes des
leurs et ainsi de suite.
D'où serait venu le premier homme et quand?
Aurait-il été créé de rien?
C'est impensable !
Puisque par définition le rien est le rien, le
néant.
Serait-il lui-même son propre créateur?
Mais cela voudrait dire qu'il existait avant
même d'avoir été créé...

Et le monde, d'où vient-il?
Aurait-il toujours existé?
Aurait-il été créé à partir de rien?
C'est impossible ! Le rien, c'est le rien.
De lui-même?
Il aurait existé avant même d'avoir été créé !
Par hasard?
Mais le hasard ne fait pas aussi bien les choses.
La découverte des lois de la propabilité nous
le prouve.
Et s'il avait été créé à partir de quelque chose
d'autre?
D'une autre matière qui aurait explosé, ou d'un
big-bang..?
Mais d'où viendrait cette autre chose? Cette
autre matière? De quoi?
On ne fait que déplacer le problème et cela à
l'infini...
Et pourtant nous existons.
Il doit y avoir une solution...

Une solution.. comme de dire que l'homme
et le monde ont été créés par quelque chose
qui ne serait pas comme le monde ni comme
l'homme, qui ne présenterait pas les mêmes
caractéristiques, qui ne serait pas astreint aux
déterminations du temps et de l'espace, qui
ne serait pas amené à disparaître.
On n'aurait pas à se poser la question
de son début ni de la fin, ni même encore de sa
création.
Ce "quelque chose" serait éternel, unique
immuable, absolu.
Unique, car comment imaginer deux existences
absolues, infinies, éternelles? Entrevoir
cela est déjà ne plus parler d'une existence
absolue, éternelle, immuable, infinie...
Mais alors pourquoi cette existence éternelle,
nous aurait-elle créés? Pour nous faire vivre
quelques dizaines d'années sur terre puis
nous faire disparaître?

Où vas-tu?
Toujours rien de nouveau.
Quelle(s) réponse(s) as-tu donnée(s)
à cette question?

Où je vais?
Je vais là où je suis, emprisonné dans mes
limites, mes insuffisances.
Où j'aimerais aller?
Déchirer les horizons..
Retrouver la Vérité, la Beauté? l'Amour,
la Grandeur, le Bonheur,
la Générosité, l'Absolu..
en moi,
en dehors de moi,
me fondre en eux.
Mais je suis là et je vais mourir comme tout le
monde, après avoir essayé de rendre cette vie
(sur terre) aussi belle que possible.
Je vais là où ma vie a pu me conduire.
Je vais là où j'ai pu la conduire.

Et en m'endormant, je me réfugie dans mes
rêves, dans l'évasion...
Et s'il avait une autre vie après la mort?
J'étais bien dans le ventre de ma mère et je
n'en savais rien alors.
Et si un jour, je me réveillais à une autre vie,
comme quand je suis né et que je me suis
réveillé à la vie sur terre?!
Car la mort, si elle nous renvoie l'image de la
vie et nous rappelle la chance d'être en vie,
nous interroge drôlement...
S'il y avait une autre vie après la mort? Une
autre vie qui serait même plus importante que
celle sur terre?
Et si la mort n'était que "terrestre", si elle
n'était qu'un moyen d'accès à cette autre vie?

Cela modifierait grandement le sens de la vie
sur terre !
On pourrait imaginer, par exemple, que
celui qui aurait été lésé sur terre, trouverait
compensation dans cette autre vie.
Par contre celui qui aurait commis des crimes
y serait puni...
Et cette autre vie, que serait-elle pour qu'elle
s'impose ainsi à cette vie (terrestre)?
Existerait-il des rapports, des liens, entre ces
deux vies? Si oui, lesquels?
Et nous, que deviendrons-nous?
Que serons-nous?
Qui serons-nous?

Et pourquoi attendre "après"?
Puisqu'il n'y a plus d'après,
une fois que l'on a quitté le monde matériel.

Peut-être somme-nous déjà dans cette
"autre" vie, hors des entraves matérielles,
se manifestant à nous par cette "voix
intérieure",
par ces aspirations à l'Absolu,
par ce "moi" qui est autre mais
si essensiellement moi?
Peut-être qu'un jour, nous nous réveillerons,
comme nous nous réveillons tous les matins,
et que notre vie matérielle ne s'avèrera n'avoir
été qu'un rêve.
Cette matière, qui nous semblait dure comme
pierre, se sera envolée en fumée.
Et ce qui nous semblait inconsistant, voire
même inexistant parce que non visible par
nos sens, sera l'authentique vérité...

Qui sommes-nous réellement?
Notre corps? Notre âme? Nos sentiments?
Notre imagination? Nos aspiration? Nos
intentions? Nos actes? Nos réalisations?
Pourquoi sommes-nous là?

Nous revenons à nos premières questions.
Alors creusons davantage !
Cherchons, réfléchissons !
Organisons notre questionnement, nos
réponses.

Ces questions, les générations passées n'ont
cessé de se les poser,
et les futures ne cesserons de le faire...
parce que ces questions rejoinent
les préoccupations de tous les hommes
(quels que soient le lieu et le temps)
sur l'origine du monde,
sur le devenir de l'homme.

Alors ! Reprenons !
Ouvrons les yeux et soyons tout ouïe !
Réfléchissons, écoutons notre raison !

En regardant le monde et les autres,
et en s'observant soi-même,
on ne peut que constater leur existence,
leur création, leur beauté, la précision et la
perfection de leur organisation.
Tous ces signes ne peuvent que confirmer
l'existence d'un Etre Supérieur,
Unique,
qui ne ressemble à rien d'autre,
qui ne peut pas être vu,
qui est la perfection absolue,
qui est à l'origine de toute la création, de
toutes les créatures
et qui en est le Régisseur.
Cette idée, mon intérieur l'accueille vonlontiers;
même ! elle lui convient totalement et
s'harmonise complètement avec lui et avec ses aspirations.
Peu importe comment on appellerait cette
Existence Absolue, Dieu.. Allah...

Et face à cette Existence Absolue
qui n'admet aucune existence à côté d'elle,
que puis-je être?
Rien?
Non ! Disons plutôt rien en dehors d'Elle.
Ou plus précisément, une expression de cette
Existence Absolue,
une manifestation de cet Etre Supérieur
et rien d'autre en dehors de Lui.
Mon origine, mon devenir, mon avenir
ne sont que de Lui, en Lui et vers Lui.
Mes aspirations vers la Perfection Absolue,
présentes au fond de moi-même, se faisant
connaître quand je leur en donne la possibilité,
ne sont rien d'autres que
l'expression de mon retour à Lui,
à la Perfection Absolue, à l'Authenticité,
à la Vérité.

Alors, pourquoi attendre la mort pour réaliser
ce passage à cette vie authentique, souvent
appelée "résurrection", où tout apparaîtra
sous sa réelle vérité?

Qu'est-ce que j'attends pour connaître et
réaliser cette Perfection Absolue qui est
"moi" et qui, en même temps, se manifeste à
moi de façon extérieure à moi, ou plutôt que
je perçois comme quelque chose d'extérieur à
moi et qui pourtant, est plus proche de moi
que moi-même?

Pour connaître, il y a mes sens, mon imagi-
nation, ma raison. Ils m'invitent à connaître
cette Existence Absolue, car ils aspirent à se
réaliser totalement dans les non-limites de
l'infini.
Il y a aussi mon coeur (ou esprit ou âme).

Mon coeur (mon for-intérieur, celui qui est
le plus moi) connaît déjà cette Existence
Absolue. A coup sûr, puisqu'il m'interpelle
vers Elle !
Mais il est emprisonné par mes considérations
physiques, affectives, mentales, sociales...
temporelles ("temporalisées"), spatiales ("spatialisées").
Il voudrait "s'éclater", sortir, s'exprimer,
s'épanouir, réaliser ses aspirations si profon-
dément ancrées, activer cette voix intérieure
qui appelle au Beau, au Bien, à la Vérité,
à l'Amour.
Il sait que sa réalité ne s'arrête pas aux appa-
rences matérielles, extérieures.
Il sait que sa destinée n'est pas ordinaire
puisqu'il est la manifestation
la plus noble de Dieu,
et que c'est vers Lui qu'il retourne.

Alors comment y arriver?
Comment sortir de ces entraves?

L'Unicité et la Perfection de cette Perfection
Absolue impliquent la présence d'une
"combinaison" entre l'intérieure et l'extérieure,
entre le matériel et le spirituel,
qui permet la réalisation de cette Destinée,
de ce Retour à Dieu.
Et cette "combinaison" elle-même doit
aussi se manifester d'une façon qui me soit
accessible.

Allons ! Cherchons ! Ecoutons !

N'y a-t-il pas de signes?
De lettres de l'Aimant / Aimé Absolu?
De messages?
N'y a-t-il pas de personnes qui ont pu capter
ce message divin?

Soyons attentifs et cherchons ! Cherchons
parmi les fragments éparpillés de par le
monde, le dernier des messages envoyés
par cet Etre Absolu, le plus complet, le plus
authentique !
Il doit certainement m'ouvrir les portes
à la connaissance de Dieu,
de l'intérieur, de l'extérieur,
m'ouvrir la voie pour arriver à Lui.


...Torah....
...Psaumes...
....Evangiles...

....Coran.



Adam...
..Noë...
...Abrahm...
...Boudha...
...Moïse....
...David...
...Jésus...


....Mohammed.

Vous avez trouvé, n'est-ce pas?

# Posté le lundi 21 mars 2005 08:09

Modifié le lundi 28 mars 2005 07:32

Résumé de l'histoire des religions

Résumé de l'histoire des religions
La meilleure méthode pour étudier sommairement l'apparition des religions - et qui soit, en outre, du point de vue religieux, bien fondée - ne peut que s'appuyer sur le Coran, car, ce Livre est exempt d'erreurs, de fautes, de sectarisme et de partialité. Le glorieux Coran évoque, de façon résumée, cette apparition: La religion de Dieu, qui n'est autre que l'Islam, accompagnait l'homme depuis le premier jour de la Création; car, la génération humaine actuelle dérive d'un homme et d'une femme. Cet homme est dénommé Adam dans le Coran; c'était un Prophète qui transmettait les révélations célestes. La religion d'Adam était très simple et se composait de quelques idées générales telles que: les hommes doivent toujours se rappeler Dieu; ils doivent se conduire avec bonté, tant vis-à-vis de leurs parents que de leurs semblables; ils doivent éviter de commettre des péchés, de tuer ou de répandre le mal.

Après la mort d'Adam et de son épouse, leurs enfants menèrent une existence des plus modestes, des plus paisibles; comme, de jour en jour, leur nombre augmentait, leurs descendants se rassemblèrent en communauté; d'abord primitive, leur vie communautaire devint peu à peu un mode d'existence proche de la civilisation. Comme leur nombre allait croissant, ils se divisèrent en tribus, chacune d'elles ayant à sa tête des dirigeants respectés et honorés; ensuite, le respect des chefs se transforma vite en adoration. En effet, on édifia à leur mort des statues qui devinrent en fait des idoles; ainsi, l'idolâtrie se propagea parmi les hommes, comme l'attestent les récits des guides religieux et l'histoire de l'idolâtrie. A la suite des excès et abus des puissants vis-à-vis des déshérités, des conflits surgirent au sein de la population, provoquant de nombreuses dissensions sociales. L'apparition de ces divergences entraîna l'homme hors du chemin menant au bonheur, c'est-à-dire, vers le malheur et la ruine. Aussi, le Seigneur clément envoya des prophètes avec des livres célestes pour résoudre les différends qui avaient jailli entre les hommes: "Les hommes formaient une seule communauté. Dieu a envoyé les prophètes pour leur apporter la bonne nouvelle et pour les avertir. I1 fit ainsi descendre le Livre avec la Vérité pour juger entre les hommes et trancher leurs différends ..." (Coran, 2:213).

La religion de l'Islam

La pure doctrine de l'Islam est la dernière religion céleste et c'est pourquoi elle se révèle être la plus parfaite. Avec l'avènement de cette religion, les religions précédentes se retrouvent abolies, car, le parfait exclut l'inachevé. L'Islam a été transmis à l'homme par l'intermédiaire de notre cher Prophète Mohammad Ibn Abdullâh. Cette porte du bonheur et du salut ne fut ouverte aux hommes que lorsque les sociétés humaines eurent dépassé le stade de l'ignorance et de l'inexpérience. C'est-à-dire, quand elles furent prêtes à recevoir le message et l'enseignement suprême du Seigneur, quand elles furent aptes à mettre en pratique les hauts préceptes divins.

Aussi, l'Islam a apporté des vérités, des connaissances dignes de la compréhension de l'homme (clairvoyant) et de sa morale privilégiée. I1 a prescrit à l'homme des devoirs qui lui permettent d'organiser sa vie individuelle et sociale. De ce point de vue, l'Islam est une religion universelle et éternelle; en observant une série de règles morales et pratiques, un ensemble de croyances, l'homme assure son bonheur dans cette vie et dans l'autre. Les règles de l'Islam sont telles que tout individu et toute société humaine qui les observe peut acquérir les meilleures conditions de vie et la perfection humaine la plus complète.

La religion islamique répartit ses bons effets de manière égale: tout individu de n'importe quelle société, grand ou petit, savant ou ignorant, homme ou femme, blanc ou noir, occidental ou oriental, peut bénéficier des avantages, des privilèges de cette doctrine pure et satisfaire totalement et parfaitement ses besoins. En effet, l'Islam a fondé son instruction et sa règle sur la Création; il prend en compte les besoins de tous les humains et cherche à les satisfaire. Pour lui, la nature et la structure de l'homme ne diffèrent pas d'un individu à l'autre, d'une race à l'autre car, il est évident que la société humaine, d'Est en Ouest, appartient à la même famille, à la même espèce; c'est-à-dire, tous ses membres proviennent de l'espèce humaine, qu'ils soient grands ou petits, savants ou ignorants, hommes ou femmes, blancs ou noirs... etc. Ils ont une constitution physique de base commune, des besoins semblables - même s'ils sont de race différente - et leurs prochains descendent de cette même famille et, donc, assurément, héritent de leurs besoins et exigences.

Par conséquent, l'Islam est une doctrine qui satisfait les besoins réels et naturels de l'homme: de par son contenu, il suffit à tout le monde et on peut dire donc qu'il restera toujours vivant. C'est pourquoi le Seigneur Tout-Puissant appelle l'Islam la religion de la nature divine et invite les gens à maintenir vivante la nature humaine. De grandes personnalités religieuses ont déclaré que l'Islam est une religion conciliante ui ne se montre pas sévère vis-à-vis de l'homme.

L'importance de l'Islam pour le bien-être de l'homme

La religion occupe une place privilégiée par rapport aux autres méthodes et idéologies sociales; de façon similaire, l'Islam occupe vis-à-vis des autres religions une place privilégiée. Aussi, l'Islam s'affirme la plus utile des voies idéologiques pour la société humaine. Ce fait peut être prouvé par le biais d'une comparaison entre l'Islam et les autres religions et méthodes sociales.

Comparaison entre l'Islam et les autres religions

Parmi toutes les religions, l'Islam est la seule religion qui se révèle être totalement sociale. L'enseignement islamique diffère d'une part, du culte actuel des chrétiens - qui ne tient compte que de la félicité dans l'au-delà et ne se préoccupe pas du bonheur terrestre des hommes et d'autre part, de la doctrine juive actuelle qui ne s'intéresse qu'à l'instruction d'une nation particulière. Contrairement aux prescriptions des zoroastriens et aux autres rites, l'enseignement de l'Islam ne se limite pas à une éthique et une pratique. En Islam, l'instruction et le bonheur proposés aux hommes concernent aussi bien la vie de ce monde que l'au-delà, à la fois le monde passager et le monde éternel, par-delà l'espace et le temps. I1 est, d'ailleurs, évident que c'est la seule façon pour réformer les sociétés et de réaliser le bonheur des gens dans les deux mondes; car, d'une part, ne réformer qu'une société ou une nation parmi toutes celles qui existent de par le monde, est un effort vain et revient, en fait, à épurer une goutte dans une immense piscine ou une rivière polluée; d'autre part, ne se limiter qu'à une société sans se soucier des autres est, en réalité, une action contraire à l'esprit de la réformation. Dans l'enseignement islamique, on étudie toutes les opinions et idées, concernant la création de l'univers et du monde, pouvant se refléter dans le cerveau de l'homme, toute la morale apte à se substituer à la concupiscence humaine, ainsi que toutes les actions et activités pouvant être réalisées par l'homme au cours de sa vie.

Cependant, en ce qui concerne les opinions islamiques, on a choisi celles qui se révèlent les plus lucides; avec en premier lieu, l'unicité divine (towhid), le principe fondamental; puis, tout ce qui, d'après l'éthique islamique, s'avère conforme à la raison; et, enfin, sur cette base éthique, toute une série de règles et de lois pratiques codifiant en détail la vie de l'homme, notamment, ses devoirs individuels et sociaux, qu'il soit blanc ou noir, habitant la ville ou la campagne, homme ou femme, petit ou grand, puissant ou faible, maître ou serviteur, relevant de la règle ou de l'exception: "N'as tu pas vu comment Dieu propose en parabole une très bonne parole? Elle est comparable à un arbre excellent dont la racine est solide, la ramure dans le ciel... (Coran,14:24).

Quiconque s'intéresse, du point de vue de la recherche, aux sources de l'enseignement éthique, aux principes de l'instruction de l'Islam et au droit religieux, se retrouve face à un immense océan dont la raison est impuissante à en évaluer l'étendue et à en sonder les profondeurs. Malgré cela, dans cet océan chaque partie dépend du tout, chaque élément se trouve proportionnellement lié aux autres, et l'ensemble constitue une unité composite axée sur le culte de Dieu et l'éducation de l'homme. C'est cet ensemble que le Dieu Unique a révélé au Prophète bien-aimé.

Comparaison entre l'Islam et les autres méthodes sociales

Si on considère minutieusement les méthodes et procédés des sociétés développées il ne faut pas s'en tenir à leur progrès scientifiques et industriels, à leur puissance et à leur pouvoir d'atteindre la lune et Mars; même si ces progrès nous surprennent nous éblouissent et peuvent être loués à propos, ils ont ouvert à l'humanité les portes sombres du malheur en moins d'un quart de siècle, par deux fois, l'univers a sombré dans le feu et le sang et des millions d'êtres ont été exterminés; aujourd'hui même, une troisième guerre mondiale menace d'anéantir l'humanité. Ce sont ces méthodes qui, sous le couvert d'humanisme et de libération, ont permis à ces sociétés d'asservir les nations des quatre continents. Ce sont ces procédés qui ont enchaîné nombre de peuples au colonialisme européen, qui ont rendu possible la domination absolue d'une minorité sur des centaines de millions d innocents exploités.

II est vrai, cependant, que les nations développées bénéficient de richesses et de satisfactions matérielles; elles ont, par ailleurs, réalisé nombre de leurs aspirations humaines comme la justice sociale, le progrès culturel et industriel... etc. Mais, nous l'avons dit, il y a le revers de la médaille: ces nations se trouvèrent confrontées à de multiples vicissitudes, subirent des malheurs, des guerres, des conflits internationaux. I1 est évident que tous ces fruits à la fois amers et savoureux proviennent de l'arbre de la civilisation. C'est le résultat direct du mode de vie de ces nations, de la voie choisie par ces sociétés apparemment engagées sur la route du progrès. Or, il faut savoir que les fruits exquis dont l'homme bénéficie - et qui apportent le bonheur à la société-proviennent d'une série de qualités morales comme la franchise, l'honnêteté, la conscience du devoir, la charité, le sacrifice. Ces qualités sont propres à ces peuples et ne relèvent pas uniquement de la loi qui régit ces pays. En effet, la même loi se retrouve dans les pays sous-développés d'Asie et d'Afrique sans produire les mêmes résultats: la misère, l'avilissement règnent, de plus en plus, sur ces contrées. Pour ce qui est des fruits amers goûtés par ces peuples développés - entraînés dans le malheur et la ruine - ils proviennent d'une série de défauts, de faiblesses morales, de vices comme la cupidité, la cruauté, l'iniquité, l'orgueil, la vanité, la rébellion. Si l'on examine minutieusement les prescriptions de la religion sacrée de l'Islam, on constate qu'elle a encouragé les qualités morales et proscrit les vices précédemment évoqués. De façon générale, l'Islam invite l'homme à faire le bien et fonde l'éducation humaine sur la vérité; il le met en garde contre tout ce qui peut ébranler la paix de l'humanité même si une nation ou un peuple particulier en tire profit.

Conclusion:

De ce qui précède on peut déduire que:

1- La méthode de l'Islam a la primauté sur toutes les autres. Elle répond plus utilement aux aspirations de l'humanité: "Voici la religion immuable; mais la plupart des hommes ne savent rien" (Coran, 30:30).

2- Tous les points forts et tous les fruits exquis de la civilisation actuelle proviennent de la pure doctrine de l'Islam. Les Occidentaux n'ont fait que cueillir ces fruits semés par la religion musulmane. En effet, des siècles avant l'apparition de la civilisation occidentale, l'Islam prônait aux hommes d'observer les règles de la morale. Ce n'est qu'après que les Occidentaux nous ont devancé dans ce respect des normes morales.

Ali, Amir Al Momenïn - l'Emir des croyants - déclare aux gens, sur son lit de mort: "Ne faites pas de telle sorte que les autres vous devancent dans l'observation pratique du Coran".

3- D'après les normes de l'Islam, l'éthique est l'objectif primordial du croyant; les lois doivent se fonder sur la morale et non sur des intérêts d'ordre matériel; sinon, la société entraînera, au fur et à mesure, les gens vers le matérialisme et, l'esprit, seul avantage privilégiant l'homme par rapport à l'animal, disparaîtra. Les traits agressifs du loup et de la panthère et les caractères propres à la vache et au mouton, deviendront ceux de l'homme. C'est pourquoi le Prophète disait: "Le principal objectif que je me suis fixé est l'éducation morale des hommes.

# Posté le mercredi 11 mai 2005 05:48

La Terre de la naissance du Saint Prophète (saw).

La Terre de la naissance du Saint Prophète (saw).
L'Ancienne et la Nouvelle Arabie
L'Arabie, le lieu de naissance de notre Maître Mohammad, le Prophète d'Allâh dont la religion a pour adeptes plus d'un cinquième de la population du monde, est une péninsule
située à l'ouest de l'Asie. Elle est limitée par l'Asie Mineure et la Syrie au nord, par l'Euphrate et le Golfe Persique à l'est, par la Mer Arabique au sud, et par la Mer Rouge à l'ouest. Jadis,
l'Arabie était divisée en trois régions :
a - l'Arabie Felix ou l'étendue fertile longeant le littoral et comprenant les côtes ouest et sud-ouest;
b - l'Arabie Petraea ou l'étendue rocheuse qui inclut toute la partie nord-ouest;
c - l'Arabie désertique ou le désert sablonneux comprenant tout l'intérieur. Elle est maintenant divisée par les géographes modernes en sept provinces à savoir :
1. Le Hijâz (Hidjâz)
2. Le Yémen
3. Hadhramawt
4. Oman ou le Royaume de Mascat
5. L'Arabie Centrale ou le Royaume de Najd
6. L'Irak, région qui s'étend tout au long de la frontière
de la Perse
7. Le Bahrein ou les provinces situées au long du Golfe Persique
La Terre Sainte
La province de Hijâz est connue comme la Terre Sainte ou la Terre de Pèlerinage. Elle doit son importance aux lieux saints qu'elle renferme. La Mecque (ou le Beqâ` selon les termes du Coran), la principale ville de Hijâz, est la plus ancienne cité, ou de l'aveu général, l'une des plus anciennes cités du monde.
La Mecque est célèbre pour son édifice sacré, la Kaàbà, qui est un lieu de grand rassemblement depuis l'époque d'Ibrâhîm et de son fils Ismâïl qui construisirent le Sanctuaire.
Ibrâhîm fut le premier à appeler les gens à visiter la Maison Sacrée. La tradition présente la Mecque comme étant le centre du pèlerinage annuel des gens venant de toute l'Arabie et des pays voisins depuis des époques immémoriales, et probablement depuis l'appel d'Ibrâhîm.
Le Hajj
La Ka`bah a donc toujours été un grand centre religieux. S'y rendre et y accomplir les rites qui lui sont propres a constitué à toutes les époques un devoir sacré. Elle continue encore de nos jours à commander la révérence et la dévotion de toute la Ummah islamique. Le Saint Coran dit : "Oui, la première maison fondée pour les gens est bien celle de 1a Mecque : elle
est bénie et elle sert de Direction aux mondes. On y trouve des signes évidents et le lieu de station d'Ibrâhîm. Quiconque y pénètre sera en sécurité. Il incombe aux gens, ceux qui en ont
les moyens d'aller, pour Allàh, en pèlerinage à la Maison" "(Sourate Âlé `Imrân, 3: 96-97). "Appelle les gens au Pèlerinage : ils viendront par des chemins encaissés" (Sourate al-Hajj, 22:27).
Le Hajj, accompli au mois de Zhilhaj - le dernier mois du calendrier de l'hégire - avec un hajj supplémentaire à Arafàt (petite éminence de roches granitiques située dans une vallée à l'intérieur d'une région montagneuse, à une quinzaine de kilomètres à l'est de la Mecque) fut appelé Hajj al-Akbar (le Pèlerinage Majeur) et il est obligatoire pour chaque Musulman, sauf au cas d'excuse légale; alors que celui qu'on accomplit à toutes les autres époques de l'année (sans le pèlerinage de `Arafât), fut nommé `Omrah ou Hajj al-Açghar (le Pèlerinage Mineur). La `Omrah peut être accomplie valablement à toute période de l'année, mais particulièrement en Rajab, le septième mois de l'année hégirienne, tandis que le Hajj doit être accompli obligatoirement au mois de Zhilhaj.
La Mecque doit également sa célébrité au fait qu'elle est le lieu de naissance du Saint Prophète Mohammad, tout comme Médine, l'autre ville principale de la même province, devint la deuxième ville importante, après la Mecque, pour avoir été le lieu de résidence du Prophète et le lieu de son enterrement.
Le Territoire Sacré et les Mois Sacrés
La Mecque, avec le territoire qui l'entoure sur plusieurs kilomètres, tient son caractère sacré de la présence de la Kaàbà. Le territoire sacré fut appelé "Haram". Les mois de Zhilqa`d, Zhilhaj, Moharram et Rajab furent considérés comme sacrés, sans doute depuis l'époque de la construction de l'édifice : "Oui, le nombre des mois, pour Allâh, est de douze mois (inscrits) dans le Livre d'Allâh, depuis le jour où IL créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés" (Sourate al-Tawbah, 9:36). Durant ces quatre mois, toutes les formes d'hostilité étaient interdites, toutes les activités hostiles et tous les conflits tribaux suspendus, et une amnistie générale prévalait dans toute l'Arabie, alors que les pèlerins affluaient de toutes les régions vers la Mecque.
Ultérieurement une foire établie à `Okâdh, dans la banlieue de la Mecque, où avaient lieu toutes sortes de festivités: les poètes récitaient leurs chefs-d'½uvre, les marchands négociaient leurs affaires et les athlètes exhibaient leurs exploits, prouesses et tours de force. Les gens qui s'assemblaient à la Mecque en vue du pèlerinage s'intéressaient eux aussi au grand marché de `Okâdh, pour profiter des avantages des mois sacrés.
Le Peuple et sa religion
Les Arabes modernes descendent de deux souches : celle de Qahtân ou Jactân, qui remonte à Nouh et dont les descendants sont appelés les `Arab-al-`Arib, et celle de `Adnân, qui remonte à Ismâ`îl, le fils d'Ibrâhîm, et dont les descendants sont appelés les `Arab Mostariba. Ces derniers s'établirent autour de la Kaàbà. Mohammad, le Saint Prophète est issu de cette souche.
Les Arabes croyaient originellement en un Dieu, mais à l'époque où le Prophète Mohammad naquit, leur religion avait tourné en polythéisme, culte des étoiles et fétichisme. Ils adoraient de nombreuses divinités. Chaque secte ou tribu avait son propre dieu particulier. Les idoles se trouvaient dans chaque maison et on leur rendait hommage pour s'assurer leur contentement et prévenir leur colère. Néanmoins, ils avaient une vague idée d'un Etre Suprême, appelé Allâh, qui se trouvait au dessus de toutes ces divinités. C'est par Allâh qu'ils juraient et c'est en Son Nom (Bismuka Allâhumma) qu'ils scellaient leurs conventions et traités, étant donné que les dieux inférieurs appartenaient à une partie et non à l'autre, et qu'il ne convenait donc pas de les invoquer dans de tels cas. De là, la nécessité d'un Dieu universel. Welhausen dit : "L'adoration d'Allâh venait en dernier lieu. Les dieux préférés furent ceux qui représentaient les intérêts d'un cercle particulier et qui satisfaisaient les désirs de leurs adorateurs". Ils adoraient aussi les anges, qu'ils appelaient déesses, c'est-à-dire, les femmes ou les filles de Dieu. Ils représentaient leurs images et leur rendaient un hommage divin. Al-Lat, une immense image de granit gris, principale idole de la tribi de Thaqif à Tâ'if, et Al 'Uzza, un bloc de granit, long de quelques six mètres, furent adorées comme les femmes du Dieu Suprême. Hobal, une immense idole de forme humaine, apportée de Syrie et installée avec ostentation dans un haut lieu d'honneur, fut adorée à la Kàabà où furent consacrées un grand nombre d'idoles et les images d'Ibrâhîm et d'Ismâïl portant chacun dans ses mains des flèches divinatoires. Tel était l'état de la religion des Arabes avant que le Prophète Mohammad sorte parmi eux pour prêcher la doctrine du monothéisme, la marche droite et intègre de la vie, et l'idée de la responsabilité à assumer le Jour du Jugement.
L'époque de l'Ignorance
L'époque du polythéisme, des conflits tribaux, de l'infanticide etc.. qui prévalaient tous dans l'ensemble de l'Arabie avant la venue du Prophète Mohammad, fut appelée par ce dernier, l'époque de l'Ignorance.

# Posté le mercredi 11 mai 2005 05:58

Modifié le mercredi 11 mai 2005 08:15

Biographie du Prophète Mohammad (saw).

Biographie du Prophète Mohammad (saw).
La vie du Prophète bien aimé, Mohammad ibn Abdoullah, est mieux connue que celles des prophètes précédents; en effet, par suite de l'usure du temps et des événements historiques, le livre, la loi et la personnalité de ces anciens prophètes ont été déformés et cette dénaturation a quelque peu obscurci l'histoire de leur vie. Ce que l'on sait d'eux repose principalement sur le texte coranique, les propos du Prophète et des saints Imams.
Par contre, l'histoire de la vie de Mohammad s'appuie sur des sources qui l'éclairent suffisamment. Le Prophète bien-aimé de l'Islam est le dernier envoyé que le Seigneur miséricordieux a délégué aux hommes pour les guider.
Quatorze siècles auparavant, le monde vivait d'une telle manière qu'il ne restait de la religion monothéiste rien qu'un nom, les gens s'étant totalement écarté de l'unicité divine, de la connaissance de Dieu, des traditions humanistes et de justice sociale; la très respectable Ka'aba était devenue le sanctuaire des idoles et la religion d'Abraham transformée en idolâtrie. Les Arabes menaient une vie tribale, même dans les quelques villes du Hedjaz et du Yemen; la nation arabe vivait dans les conditions les plus déplorables: au lieu de la culture et de 1'éducation, parmi les habitants régnaient la luxure, l'obscénité, l'ivresse, le jeu; les jeunes filles étaient enterrées vivantes et la plupart des gens ne parvenaient à vivre qu'en volant, pillant, massacrant les biens et le bétail de leurs voisins; faire couler le sang et opprimer les autres étaient devenus des actes plus qu'honorables. C'est dans un tel milieu, arriéré et misérable, que le Seigneur affectueux chargea le noble Prophète de réformer et de guider les hommes; pour atteindre son but. II lui révéla le Coran - qui comprenait l'enseignement juste, la connaissance divine, la réalisation de la justice, les conseils judicieux - et le Prophète appela les gens à suivre ce texte divin, document de vérité et d'humanité.
Le noble Prophète est né en l'an 570 (après J.C.), soit 53 ans avant l'hégire, à la Mecque dans une famille considérée comme la plus honorable et la plus authentique famille arabe. Avant de venir au monde, il perd son père et à six ans sa mère meurt, laissant le petit garçon à la charge de son grand-père, 'Abdoul Mouttalib. Ce dernier décédant deux ans après, l'enfant est remis à son oncle, l'affectueux Abou Tâlib (père d'Ali, émir des croyants) qui va dès lors s'occuper de lui. L'oncle en question aimera Mohammad comme son propre fils; de façon constante, il le soutient et le protège sans la moindre négligence. Cet appui permanent s'affirmera jusqu'à la veille de l'hégire.
Les Arabes de La Mecque, comme les autres arabes, élevaient des moutons et des chameaux, commerçaient parfois avec les pays voisins, notamment la Syrie. Ils étaient ignorants et incultes, aucunement soucieux de l'instruction et de l'éducation de leurs enfants. Mohammad, comme les autres membres de sa tribu, ne savait ni lire ni écrire; mais, dès l'enfance il se distinguait des autres par ses diverses qualités: il n'adorait aucune idole, il ne mentait pas, il ne volait pas, il ne trahissait pas, il s'abstenait de commettre de mauvaises actions, il était sage et compétent. Aussi, en très peu de temps, il avait acquis l'estime et la confiance des gens, d'où son surnom de Mohammad le fidèle (amîn). En effet, les Arabes lui confiaient généralement leurs biens et louaient sa fidélité et sa compétence.
I1 a environ une vingtaine d'années quand une riche dame de La Mecque - la grande et noble Khadija - le choisit comme agent de commerce: grâce à sa sagesse et son honnêteté, Mohammad réalise de gros bénéfices pour cette dame qui, charmée de plus en plus par sa personnalité et son savoir-faire, lui propose de l'épouser. Bientôt, ils se marient et le jeune Mohammad poursuit ses activités marchandes comme auparavant.
Jusqu'à quarante ans, ce saint homme entretenait de bons rapports avec les gens qui le considéraient non seulement comme l'un des leurs mais comme le plus qualifié, le plus avisé d'entre eux. Ses qualités morales, sa conduite exemplaire, son refus de l'oppression et de la cruauté, sa modestie, lui avaient gagné le respect et la confiance des hommes de la région. Ainsi, quand les Arabes commencèrent à réparer la maison de la Ka'aba, une dispute éclata entre les divers clans concernant l'installation de la pierre noire; les parties en présence firent appel à Mohammad pour trancher leur litige. Ce dernier fit déposer la pierre noire dans un burnous que les chefs de clans tenaient ensemble. D'un même mouvement, ils portèrent la pierre sacrée et la placèrent dans la maison aux idoles.
Grâce à cette intervention, le litige fut résolu sans violence et sans effusion de sang. Avant la diffusion de sa révélation prophétique et bien que monothéiste, donc opposé à l'idolâtrie, Mohammad n'avait été l'objet d'aucune pression de la part de ses compatriotes; ceci d'une part, parce que les Arabes laissaient les juifs, les chrétiens et autres librement exercer leur religion, d'autre part, parce que Mohammad ne s'en était pas pris encore directement aux croyances et aux superstitions des gens.

L'histoire du moine Bahîra

A l'époque où Mohammad vivait auprès de son oncle Abou Tâlib, c'est-à-dire, alors qu'il n'était pas encore pubère, il accompagna ce dernier dans son voyage commercial à Shâm (Damas). La caravane qui était très importante regorgeait de marchandises; après avoir pénétré sur le territoire syrien, elle fait une halte près d'un monastère situé à proximité de la ville de Basrâh; un moine dénommé Bahîra sort du couvent et invite les voyageurs à venir se reposer à l'intérieur du monastère. Abou Tâlib, comme les autres voyageurs, accepte la proposition, laissant Mohammad surveiller ses affaires et ses biens. Bahîra apprenant que tout le monde est présent au couvent sauf Mohammad, exige qu'on l'amène. Abou Tâlib appelle alors son neveu installé sous un olivier. Après avoir longuement scruté le jeune adolescent, Bahîra le prend, avec son oncle, à part; il lui demande: "Jure moi par Iât et 'Ozzâ (les deux déesses adorées par les habitants de La Mecque) que tu répondras à ma question". Mohammad répond: "Ces deux idoles sont les choses que je déteste le plus". Bahîra lui demande: "au nom de Dieu l'Unique, je te prie de dire la vérité. Le jeune Mohammad répond: "Je n'ai jamais menti, j'ai toujours dit la vérité; pose ta question". Bahîra dit alors: "qu'aimes-tu le plus au monde?". Mohammad déclare: "la solitude. Bahîra questionne à nouveau le jeune adolescent: "Que regardes-tu le plus et qu'aimes-tu regarder le plus?". Mohammad dit: "Le ciel et ses étoiles". Bahîra lui demande alors: "Lorsque tu observes les cieux, tu penses à quoi?". I1 répond par un long silence. Bahîra, après avoir examiné son front lui dit: "Quand et comment tu t'endors?". L'adolescent répond: "Quand je regarde le ciel et les étoiles, je me vois au-dessus des étoiles". Bahîra redemande: "rêves-tu aussi?" Le jeune Mohammad déclare: "Oui, et tout ce que je rêve, je le vois aussi quand je suis réveillé". Bahîra demande alors: "que vois-tu en rêve?", et le jeune adolescent reste muet. Après un moment de silence, Bahîra demande à Mohammad: "Puis-je voir entre tes deux épaules?". Ce dernier acquiesçant, Bahîra écarte le vêtement de l'adolescent et découvre un grain de beauté: "C'est bien ça>> murmure-t-il. Abou Tâlib étonné lui lance: "Que dis-tu, qu'est ce que c'est?"
Bahîra se tournant vers Abou Tâlib lui demande "Quel lien familial te lie à cet adolescent?". Comme Abou Tâlib aimait Mohammad comme son propre fils, il déclare: "C'est mon fils". Bahîra dit alors: "Non, le père de cet adolescent doit être décédé". "D'où le sais-tu?" s'enquiert Abou Tâlib surpris, avant de révéler au moine que Mohammad est son neveu. Bahîra déclare à l'oncle: "Ecoute-moi bien, un avenir radieux et surprenant attend cet enfant. Si d'autres que moi aperçoivent ce que j'ai vu, ils le reconnaîtront et le tueront. Tu dois le mettre à l'abri des ennemis". Abou Tâleb demande alors: "Mais, qui est-il?" Et, Bahîra lui déclare: "Ses yeux annoncent un grand prophète et son dos indique cette clarté".

L'histoire du moine Nestorien

Quelques années plus tard, Mohammad se rend à nouveau à Shâm mais, cette fois, en tant qu'agent commercial de la noble Khadija. Cette dernière le fait accompagner de son esclave Missarah. Arrivant près d'un couvent situé aux environs de Basrâh, les voyageurs font halte et Mohammad s'installe sous un arbre. Nestor, moine qui connaissait Missarah, sort du couvent pour le recevoir. Il demande à Missarah qui est la personne qui repose sous l'arbre. L'esclave répond c'est un homme de la tribu des Qoraysh. Nestor déclare alors: "Personne ne s'arrête sous cet arbre si ce n'est le prophète de Dieu". Puis, il demande: "Est-ce que ses yeux sont tachés de rouge?". Missarah répond: "Oui, ses yeux ont continuellement cette couleur". Le moine conclut: "Oui, c'est bien lui; il est le dernier des prophètes de Dieu. Pourvu que je puisse entendre son appel lorsqu'il entreprendra sa mission".

L'annonce de la bonne nouvelle par les Juifs de Médine.

Nombre de tribus juives qui avaient lu dans leurs livres que bientôt, un messie allait venir en Arabie, avaient quitté leur patrie pour se rendre au Hedjaz; elles s'étaient installées à Médine et aux alentours, attendant l'arrivée du prophète annoncé. Comme cette communauté transplantée était riche et opulente, les Arabes effectuaient, de temps en temps, quelques raids contre leur campement. Mais, les Juifs supportaient patiemment les méfaits des pillards car, ils espéraient qu'après la venue du messie ils pourraient se venger de leurs oppresseurs arabes.
Un des principaux facteurs qui contribua à favoriser la diffusion de la foi musulmane fut la préparation des consciences; les hommes de l'époque vivant dans l'attente du sauveur de Dieu crurent le nouveau messager et si les Juifs refusèrent la nouvelle parole divine cela ne releva que de leur fanatisme.

Le Coran évoque l'annonce des prophètes.

Le Seigneur Tout-Puissant se réfère diversement à la bonne nouvelle qu'est la prophétie: "... Pour ceux qui suivent l'envoyé: le Prophète gentil qu'ils trouvent mentionné chez eux dans la Tora et l'Evangile. II leur ordonne ce qui est convenable, il leur interdit ce qui est blâmable; il déclare licites, pour eux, les excellentes nourritures; il déclare illicite, pour eux, ce qui est détestable ; il ôte les liens et les carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui auront cru en lui; ceux. qui l'auront soutenu; ceux qui l'auront secouru; ceux qui auront suivi la lumière descendue avec lui: voilà ceux qui seront heureux! (Coran, VII,157).
"Lorsqu'un Livre venant de Dieu et confirmant ce qu'ils avaient reçu leur est parvenu, - ils demandaient auparavant la victoire sur les incrédules - lorsque ce qu'ils connaissaient déjà leur est parvenu, ils n'y crurent pas. Que la malédiction de Dieu tombe sur les incrédules! (Coran, II, 89).

Du commencement de la mission à l'Hégire

Le Seigneur Tout-Puissant envoya aux hommes un messager pour les inviter à l'unicité divine et au monothéisme; I1 délégua ce missionnaire dans la péninsule arabe qui était, sans exagération, un foyer de misère, de tyrannie, de corruption, de cruauté et de malheur. Cet envoyé appelait les hommes à faire le bien, à consolider les rapports sociaux, à observer la justice, à se soulever promptement contre les oppresseurs et pour la vérité, à instaurer le bonheur humain sur des principes de foi, de vertu, de coopération et de dévouement. Au début, le Prophète, conscient de l'arriération de son milieu, ne divulgua sa mission qu'à ceux qui étaient prêts à entendre la bonne parole; aussi, il n'eut au début qu'un nombre restreint d'adeptes dont les premiers furent - d'après les récits rapportés - son cousin paternel 'Ali, premier homme initié à l'Islam, et sa femme la noble Khadija, première initiée à l'Islam. Après un certains temps, il reçut l'ordre d'inviter ses proches à se convertir à la foi divine; suivant le commandement de Dieu, il invita chez lui ses parents et proches (soit environ une quarantaine de personnes) et leur annonça la mission dont le Seigneur l'avait chargée. Bientôt, sur ordre divin, il étendit son appel et invita le peuple à suivre la foi musulmane; ainsi, il porta le flambeau de la direction divine hors de sa maison afin d'éclairer tout l'univers. La réaction des Arabes, surtout ceux qui habitaient La Mecque, fut hostile: les infidèles, les impies rejetèrent violemment cette invitation pleine de bonne volonté. On accusa Mohammad de sorcellerie; on le traita de rabbin, de fou, de poète; on se moquait de lui, méprisant sa personne et son message; quand il appelait les gens à suivre sa nouvelle doctrine ou lorsqu'i1 priait, ses adversaires semaient le trouble et le désordre; ils allaient même jusqu'à lui lancer des ordures, des ronces, des broussailles, des pierres, quand ils ne le frappaient pas. Parfois, on tentait de le corrompre en lui promettant monts et merveilles, croyant ainsi le faire dévier de son objectif sacré. Mais, toutes ces tentatives restèrent vaines, le Prophète demeurant inébranlable, bien qu'attristé par l'ignorance et l'entêtement de sa nation. D'ailleurs, dans plusieurs versets coraniques révélés le Seigneur cherche à le consoler, l'encourageant à faire preuve de patience; dans d'autres, Dieu lui ordonne de ne point tenir compte des propos et des avances des gens.
Ceux qui suivirent le Prophète furent l'objet de multiples attaques et tortures; certains même périrent sous la main de l'infidèle. Parfois, la pression devenait si intolérable que les partisans demandaient à leur guide de les autoriser à lancer un soulèvement violent afin d'en finir plus vite, vues les souffrances endurées; mais, le Prophète leur disait: "Je n'ai pas encore reçu d'ordre du Seigneur Tout-Puissant; il nous faut patienter". Certains ne purent supporter tant de maux et pliant bagages ils quittèrent leur patrie. Bientôt, la situation devint si critique pour les Musulmans que le Prophète autorisa à ses partisans de s'exiler en Ethiopie pour se mettre à l'abri des persécutions de leurs compatriotes. Un premier groupe, avec Dja'afar Ibn Abou Tâlib (frère de l'Emir des croyants et un des compagnons préférés du Prophète) à sa tête, prit le chemin de l'Ethiopie. Quand les infidèles de La Mecque apprirent l'exil des Musulmans, ils déléguèrent deux représentants chargés de présents auprès du roi d'Ethiopie pour demander au souverain l'extradition des exilés; mais, Dja'far Ibn Abou Tâlib parvint à convaincre le roi, les prêtres chrétiens et les autorités du pays: dans un discours éloquent, il leur parla de la personnalité lumineuse du Prophète, des préceptes de l'Islam et leur récita des versets de la sourate Marie; les propos de Dja'far émurent si profondément l'assistance que les larmes coulèrent de leurs yeux. Le roi d'Ethiopie refusa d'extrader les réfugiés; il rendit aux délégués de La Mecque leurs cadeaux et donna l'ordre de faciliter l'installation des Musulmans exilés. Après cet échec, les infidèles de la Mecque conclurent le pacte de rompre les relations, à tous les niveaux avec les Bani-Hâchem, parents ou partisans de Mohammad; après avoir fait signer ce pacte aux habitants, les ennemis du Prophète le déposèrent dans la Ka'aba. Bani-Hâchem, qui accompagnait Mohammad, se trouva obligé de partir avec les siens de La Mecque pour se réfugier en signe de protestation dans une vallée, connue sous le nom de défilé d'Abi Tâlib. Là, ils vécurent dans les conditions difficiles, n'osant sortir du défilé, supportant la chaleur torride et les lamentations de leurs femmes et enfants. Trois ans après, les infidèles renoncèrent à leur pacte, d'autant plus que ce texte avait disparu de la Ka'aba et que les tribus de la région reprochaient leur attitude vis-à-vis de Bani-Hâchem et des siens; ces derniers purent donc mettre un terme à leur asile dans la vallée.
Cependant, c'est à cette époque que deux grands malheurs vont toucher le Prophète et sa communauté: Abou Tâlib, le seul protecteur de Mohammad, et Khadija, sa douce épouse, meurent (620). Avec la disparition de ses deux puissants soutiens, l'existence du Prophète va redevenir difficile; il n'ose se montrer en public, de peur d'être attaqué par ses ennemis qui le guettent.

Le voyage à Tâ'éf

L'année où le noble Prophète et Bani-Hâchem sortirent du défilé d'Abou Tâlib était la treizième année du commencement de la mission (bé'çat).C'est le moment que choisit le noble Prophète pour faire un petit voyage à Tâ'éf - ville située à environ cent kilomètres de La Mecque - et inviter les habitants à se convertir à l'Islam; mais, les ignares et les gredins de la ville se ruèrent sur le messager de Dieu, l'injurièrent et le lapidèrent, l'obligeant à fuir. De retour à la Mecque, Mohammad préféra se cacher de la population hostile; d'ailleurs, les dignitaires de la Mecque, trouvant les conditions favorables, avaient décidé, au cours d'une réunion secrète à l'Assemblée de se débarrasser du Prophète: ils avaient convenu de choisir un homme dans chacune des tribus arabes pour l'assassiner; en effet, en faisant participer toutes les tribus au meurtre de Mohammad, même le clan de Bani-Hâchem ne pouvait recourir à la loi du talion contre les meurtriers car l'un de ses membres appartenait au groupe des assassins. Le projet fut appliqué et près de quarante volontaires choisis parmi les diverses tribus arabes encerclèrent, en pleine nuit, la demeure du Prophète; ils devaient à l'aube attaquer la maison et massacrer Mohammad. Pourtant la volonté de Dieu fut autre et le projet échoua piteusement; le Seigneur révéla au Prophète le complot qui se fomentait contre lui et lui ordonna de quitter La Mecque en pleine nuit pour s'exiler à Médine. Le Prophète mit au courant 'Ali et lui commanda de dormir à sa place ; après avoir fait ses dernières recommandations, Mohammad sortit de sa demeure et se perdit dans la nuit; en cours de route, il rencontra Abou Bakr qu'il emmènera avec lui à Médine.
Notons que certains notables de Médine, avant l'exil de Mohammad, l'avaient rencontré à La Mecque; ayant bien accueilli son message céleste, ils lui avaient promis de le soutenir fermement s'il venait un jour à Médine.

L'exil du Prophète à Médine

Fuyant ses assassins, le Prophète bien-aimé se rend donc en pleine nuit dans une grotte de la montagne Garé-ssor avoisinant La Mecque; après s'être caché trois jours dans la grotte, il poursuit son voyage jusqu'à Médine où la population l'accueille chaleureusement. Pendant ce temps, les assaillants qui encerclaient la maison du Prophète donnent finalement l'assaut et se retrouvant face à 'Ali qui somnolait à la place du Prophète; surpris et désemparés, on les informe que Mohammad est sorti de La Mecque; les quarante agresseurs se ruent hors de la ville mais, toutes leurs recherches demeurent vaines.

Le Prophète s'installe à Médine où les habitants se convertissent à l'Islam et assurent la protection de leur guide. Médine devient une ville islamique et prend le nom de ville du Prophète (médina-al-raçoul) au lieu de Yathrib, désignation traditionnelle. Dans la première ville de l'Islam, près du tiers des habitants étaient des hypocrites, des faux fuyants, qui faisaient semblant de croire à la religion musulmane, de peur du reste de la population arabe.
Le soleil de l'Islam commença à briller dans le ciel clair de Médine; l'état de guerre qui s'était établi depuis des années entre les deux grandes tribus des Aws et Khazaradj prit fin. Avec le retour de la paix, les croyants de Médine se rassemblèrent autour du foyer de la prophétie. Peu à peu, les tribus et clans de la région se convertirent à l'Islam et, les commandements divins révélés se réalisaient successivement. Chaque jour, une des racines de la corruption et du mal était anéantie, laissant sa place à la vertu et au bien. Les partisans du Prophète qui étaient demeurés à La Mecque vinrent bientôt rejoindre leurs coreligionnaires car, ils ne pouvaient plus supporter les pressions et exactions des infidèles Mecquois. Les gens de Médine les accueillirent chaleureusement. Ces exilés de la Mecque venus se réfugier à Médine furent appelés les "mohâdjerin" (émigrés) et les Musulmans de Médine les "ansar" (auxiliaires).
I1 y avait alors de nombreuses tribus juives à Médine, et aux environs, à Fadak, à Kheybar; leurs savants et docteurs annonçaient continuellement aux arabes de Médine la nouvelle du commencement de la mission (bé'çat) effectué par le Prophète de l'Islam. Cependant, quand, après l'exil de Mohammad, elles furent appelées à rejoindre les rangs des Musulmans, ces tribus refusèrent de se convertir. Finalement, un pacte de non-agression fut scellé entre l'Islam et les Juifs. L'expansion rapide de l'Islam avait accentué l'hostilité des infidèles de La Mecque. Ces derniers cherchaient un prétexte pour disperser la communauté des Musulmans. De leur côté, les partisans de Mohammad, notamment les émigrés de La Mecque, attendaient impatiemment un ordre divin pour en finir avec ces mécréants et sauver les femmes, vieillards et enfants qu'ils avaient dû laisser à la Mecque.
La "bataille de Badr"", en l'an 2 de l'hégire, est la première guerre opposant les Musulmans de Médine aux infidèles de La Mecque; au cours de ce combat qui s'engage dans la plaine de Badr - située entre les deux villes -, les Musulmans mal équipés et en nombre inférieur - trois fois moins que les Mecquois - affrontent mille infidèles armés jusqu'aux dents. Grâce à la Providence, la victoire revient aux Musulmans qui défont complètement les infidèles; ces derniers ont d'énormes pertes tant en hommes - morts, blessés ou prisonniers - qu'en matériel de guerre. Après cette terrible défaite, les rescapés fuient vers La Mecque. On raconte que les infidèles laissèrent sur le champ de bataille près de soixante dix cadavres - dont la moitié d'entre eux avait été tuée par le sabre d'Ali - et plus de soixante-dix prisonniers.

La <<bataille d'Ohod>>, en l'an 3 de l'hégire, oppose encore les Mecquois dirigés par Abou Sofian aux croyants de Médine; au cours de ce combat qui se déroule dans la plaine d'Ohod - située près de Médine - trois mille Mecquois affrontent sept cents Musulmans. Au début, les forces du Prophète ont l'avantage mais, une série d'erreurs provoque leur encerclement puis leur défaite. Les pertes musulmanes sont lourdes: l'oncle du Prophète, Hamza, meurt en martyr avec près de soixante-dix hommes, la plupart des <<ansârs>> ; Mohammad est blessé au front et a une dent brisée; d'ailleurs, c'est l'agresseur du Prophète qui, ayant frappé l'épaule de ce dernier, a crié: "J'ai tué Mohammad" et a semé ainsi la panique parmi les Musulmans. Seuls 'Ali et quelques autres dirigent courageusement cette résistance acharnée, qui continue jusqu'à la tombée du jour, entraînant le regroupement des Musulmans qui avaient fui à l'annonce de la mort de leur chef. Mais, l'armée d'Abou Sofian préfère se contenter de cette victoire partielle; elle délaisse le champ de bataille et le dernier carré des forces musulmanes, pour aller clamer son triomphe aux gens de La Mecque; en cours de route, certains, regrettant de n'avoir pas poursuivi leur avantage jusqu'au bout - c'est -à- dire, de n'avoir ni capturé les femmes et les enfants des Musulmans, ni pillé leurs biens -, proposent de retourner vers Médine; toutefois, on leur apprend que les troupes musulmanes sont à leur poursuite et ils préfèrent rentrer précipitamment chez eux; d'ailleurs, la nouvelle était bien fondée car, le Prophète avait, sur ordre de Dieu, chargé 'Ali de poursuivre les infidèles.
Bien que les Musulmans subirent de lourdes pertes dans cette bataille, les effets de cette défaite leur furent bénéfiques; en effet, ils tirèrent la leçon de cette guerre qu'ils avaient perdue parce qu'ils n'avaient pas suivi les ordres du Prophète.
Les deux armées s étaient promis, à la fin de la bataille, de se retrouver l'année suivante au même endroit, à la même époque. Le Prophète et ses hommes se présentèrent au moment convenu mais, les forces des infidèles évitèrent l'affrontement.
Après la guerre de Badr, les Musulmans s'organisèrent d'une meilleure façon et l'Islam se propagea dans toute la péninsule arabique; sauf la région de La Mecque et de Tâ'éf qui restèrent imperméables à la nouvelle religion.
La "bataille du Khandakh (fossé)" est la troisième guerre qui oppose les infidèles de La Mecque aux partisans du Prophète; dans ce dur combat, les infidèles avaient engagé toutes leurs forces pour anéantir les Musulmans. Cette bataille du "fossé" ou "guerre des factions" est entrée dans l'histoire de 1'Islam.
Après la bataille d'Ohod, Abou Sofian et les dirigeants de La Mecque avaient cru avoir porté un coup décisif à l'Islam. Pour parfaire leur victoire, ils excitaient les tribus arabes contre Mohammad et attisaient l'hostilité des Juifs. Ces derniers, qui avaient conclu, avec les Musulmans un pacte de non agression, finirent par violer leurs promesses en soutenant les infidèles. C'est pourquoi, en l'an 5 de l'hégire, une puissante armée, composée de la tribu de Qoreysh, des clans arabes et juifs, attaqua la ville de Médine. Le Prophète qui avait été informé de l'attaque ennemie demanda l'avis de ses compagnons.
Après avoir délibéré, on suivit la proposition d'un des compagnons, Salmân le Persan; on fit creuser autour de la ville un fossé défensif, une tranchée fortifiée. Lorsque les troupes d'Abou Sofian parvinrent aux portes de Médine elles ne purent franchir le fossé; elles entreprirent de faire le siège de la ville mais, le vent, le froid, la fatigue et la discorde entre les clans arabes et juifs obligèrent bientôt les assiégeants à abandonner la partie. C'est au cours de cette guerre que le plus prestigieux chevalier arabe 'Amro Ibn Abdwoud est tué par le noble et puissant 'Ali. Les guerres qui suivent la bataille du fossé opposeront les Musulmans aux Juifs; ceux-ci n'ayant pas respecté le pacte de non-agression, s'étant ralliés perfidement aux infidèles de La Mecque, le Prophète infligea, sur ordre de Dieu, une sévère punition aux Juifs de Médine. Dans les divers affrontements les Musulmans sortiront victorieux, notamment à Kheybar où, pourtant, les Juifs possédaient des fortifications solides, des soldats aguerris, des équipements militaires. Lors de la prise de château de Kheybar, le vaillant 'Ali joua un rôle déterminant: après avoir tué le célèbre champion juif Marhab et dispersé les soldats ennemis, 'Ali défonce la porte de la forteresse envahie par les guerriers de l'islam et fait flotter le drapeau de la foi musulmane sur les donjons de la plate-forme. Avec ces guerres qui se terminent en l'an 5 de l'hégire, les Juifs du Hedjaz eurent leurs comptes réglés.

L'appel de l'Islam aux princes et rois

Le Prophète de l'islam s'installa à Médine où la plupart des Musulmans maltraités de La Mecque vinrent le rejoindre, accueillis avec chaleur par les "ansârs" de la ville. C'est à Médine que Mohammad fit construire la mosquée d'A1-nabi (du prophète); d'autres mosquées s'édifièrent peu à peu et divers émissaires allèrent prêcher la bonne parole aux alentours; des traités furent conclus avec les clans arabes ou juifs vivant à Médine où dans la région.
En l'an 6 de l'hégire, le Prophète envoya des lettres aux rois et sultans de pays tels que le Shah d'Iran, le César de Rome, le Khédive d'Egypte et le Négus d'Abyssinie.
Après quelque temps, les infidèles de La Mecque ayant à nouveau rompu les clauses du traité, le Prophète décida de conquérir La Mecque, En l'an 8 de l'hégire, il lance dix mille de ses guerriers sur la ville qui est conquise sans effusion de sang; les idoles de la Ka'aba sont brisées et tous les habitants de La Mecque se convertissent à l'Islam; les dirigeants de la ville qui, pendant vingt ans, s'étaient si violemment opposés à Mohammad et à ses adeptes furent appelés et pardonnés par le Prophète.
Après la conquête de La Mecque, le Prophète commença à nettoyer les environs des derniers Arabes idolâtres. L'une de ces opérations de nettoyage devint la "bataille de Honayn", un des combats les plus importants du Prophète; dans la vallée de Honayn - située à une journée au sud de La Mecque -, douze mille combattants musulmans affrontèrent des milliers de cavaliers de la tribu Hawâzen; la bataille fut terrible et dès le début, les Hawâzen prirent un tel avantage que, mis à part 'Ali qui tenait l'étendard de l'Islam aux cotés de Mohammad et quelques braves, les troupes musulmans battaient en retraite.
Heureusement, quelques heures après, d'abord les "ansâr" puis, les autres Musulmans, reprenaient leurs postes et chargeaient l'ennemi victorieusement. Au cours de cette guerre, tous les cinq mille prisonniers capturés par les forces de l'Islam furent libérés sur ordre de Mohammad. Le Prophète remboursa en argent ceux qui n'avaient pas apprécié la libération de leurs prisonniers.
L'expédition de Tabouk fut entreprise en l'an 9 de l'hégire; Mohammad envoie ses troupes aux frontières du Hedjaz et Shâm à Tabouk, car le bruit court que les Romains y ont concentré des forces; un premier affrontement a lieu à Mouteh, où des chefs renommés tels Dja'afar Ibn Abi Tâlib, Zayd Ibn Hârith, Abdullah Ibn Rawâh tombent en martyr sous les flèches des soldats de César. Lorsque les 30.000 hommes du Prophète atteignent Tabouk, l'ennemi a déserté l'endroit; les forces musulmanes y restent trois jours et après avoir nettoyé la région, regagnent Médine.
Au cours des dix années de séjour à Médine, le Prophète prit part - outre les batailles précitées - à quelque quatre-vingt batailles, dont une vingtaine, de façon personnelle. Quand il était sur le champ de bataille, Mohammad ne se comportait pas comme la plupart des chefs de guerre; c'est-à-dire, il ne donnait pas des ordres de massacre à partir d'un abri; il affrontait l'ennemi aux cotés de ses hommes. Toutefois, jamais il ne se réjouit de la mort de quelqu'un. Avec la prise de La Mecque, l'Islam dominait totalement la péninsule arabique; la ville où se trouvait la Ka'aba fut conquise en l'an 8 de l'hégire par les troupes islamiques. Après La Mecque, Tâ'ef tomba rapidement aux mains des Musulmans.
C'est en l'an 10 de l'hégire que le Prophète effectuant le pèlerinage de l'adieu - c'est-à-dire, son dernier pèlerinage - se rendit à La Mecque. Après y avoir célébré les cérémonies relatives et donné ses dernières instructions aux gens, il rentra à Médine. Au cours du retour, il fit arrêter sa caravane près de l'étang de Khom (ghadir Khom); là, devant près de 120.000 pèlerins venus des divers points de la péninsule, le Prophète leva la main d"Ali et le présenta comme son successeur.
Cette intervention de Mohammad résolut la question du gouvernement de la société islamique; c'est-à-dire elle désigna celui qui devait être chargé du gouvernorat des Musulmans, du maintien du Livre, de la tradition, des lois et de l'orientation religieuse: <<O Prophète! fais connaître ce qui t'a été révélé par ton Seigneur. Si tu ne le fait pas, tu n'auras pas fait connaître son message>>(Coran, V, 67).
Quelque temps après son dernier pèlerinage à la Mecque, le Prophète décédait.

L'installation du Prophète à Médine et l'expansion musulmane

L'appel lancé à Médine par le Prophète fut entendu; de tous les coins, de toutes les tribus on accourut pour se convertir à l'Islam. En dix ans - durée du séjour de Mohammad à Médine - la nouvelle religion s'empara entièrement de la péninsule arabique. Au cours de cette dizaine d'années, le Prophète ne se préoccupa que de sa mission; sans le moindre répit, il instruisait les hommes leur enseignant les règles, les normes musulmanes, les commandements divins révélés; il répondait à leurs questions, débattant même avec les savants et doctes des autres religions, notamment avec les rabbins juifs. I1 dirigeait les affaires de la communauté faisant tourner la roue de leur vie quotidienne. Malgré toutes ses occupations, Mohammad consacrait une part importante de son temps à la prière et au culte de Dieu: il jeûnait souvent au cours de l'année, notamment pendant les mois de rajab, de sha'bân, de ramadan , ainsi que de nombreuses autres journées. Parfois, le Prophète jeûnait pendant plusieurs jours et nuits successifs, s'occupant de travaux domestiques, gagnant sa vie à la sueur de son front.
Le Seigneur Tout-Puissant a résumé les événements et le cours de ces dix années: <<Ceux-ci veulent éteindre, de leurs bouches, la lumière de Dieu; mais Dieu parachèvera sa lumière, en dépit des incrédules. C'est Lui qui a envoyé Son Prophète avec la Direction, la Religion vraie, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit des polythéistes (Coran, LXI, 8-9).
Evoquant ce qui distingue la communauté musulmane des autres communautés, le Seigneur déclare: "Ils commandent le bien et interdisent le mal" (Coran, III, I 10).

Un aperçu sur la personnalité morale et spirituelle du Prophète

D'après les sources historiques les plus sûres, le Prophète vénéré a grandi dans un milieu des plus défavorables où régnaient la corruption, le vice et l'ignorance. C'est dans une telle atmosphère qu'il passa son enfance et sa jeunesse, sans bénéficier de la moindre éducation ou formation scientifique.
Bien que Mohammad n'adorât aucune idole et ne commit aucun acte inhumain, il vivait comme les autres dans ce milieu misérable. Ce contexte qui était loin de prédisposer à une haute destinée allait pourtant faire d'un pauvre orphelin analphabète un prophète de renom, fait des plus incroyables...
Une nuit, alors qu'il était en pleine dévotion et prière, sa personnalité subit une mutation profonde: d'obscure elle devint illuminée, comme divine; les idées et croyances millénaires de la société humaine devinrent pour lui des superstitions du passé; les lois et doctrines en cours lui apparurent, à juste titre, injustes et tyranniques Unissant le passé à l'avenir, il perçut parfaitement la voie du bonheur des hommes; sa vision et sa perception se modifièrent entièrement, de sorte qu'il ne vit et n'entendit que la vérité divine, qu'il ne parlât que d'elle. Ainsi, bientôt, dans un milieu voué au commerce et au profit, retentit un discours céleste plein de sagesse; ce discours, proféré par Mohammad, se lançait à l'assaut des anciennes croyances et voulait renverser l'ordre traditionnel basé sur l'erreur et l'oppression. Sans se soucier de la puissance des forces et coalitions adverses, l'Envoyé s'insurgeait pour réformer le monde des hommes, pour restaurer la vérité divine.
Le Prophète diffusa son message, divulgua les vérités de l'existence à partir de l'existence du Seigneur unique de l'univers. I1 expliqua ce qui caractérise la morale supérieure de l'homme, explicitant les particularités morales humaines. I1 montra qu'il avait une conviction totale en ce qu'il prêchait puisqu'il conjuguait l'agir au dire. I1 apporta aux hommes des principes, des règles - toute une série de rites culturels - qui révélaient, de la plus belle façon, la soumission de l'homme devant l'immense grandeur de Dieu l'Unique. I1 proposa des lois juridiques et pénales bien articulées et fondées sur l'unicité divine et le respect de la morale humaine.
L'ensemble des lois que le noble Prophète a établi - aussi bien pour le culte que pour les transactions - englobe un vaste domaine: il touche toutes les activités privées et sociales de l'homme; il aborde les divers problèmes et besoins auxquels se voient confrontés l'individu actuel; il évolue avec le temps.
Pour le Prophète, ces lois religieuses sont universelles et éternelles; il considère que l'Islam peut satisfaire tous les besoins matériels et spirituels de la société humaine et c'est pour assurer leur bonheur que les hommes le choisissent; il déclare lui-même: <<La religion que je vous ai apporté garantit votre bonheur ici-bas et dans l'au-delà>>.
D'ailleurs, le Prophète n'a pas avancé ce propos gratuitement, mais après avoir bien examiné la Création du monde humain et prévu son avenir en liaison avec ses prescriptions; autrement dit, après avoir d'une part, reconnu l'accord parfait entre ses lois et la constitution physique et mentale de l'homme, et d'autre part, après avoir tenu compte globalement des changement à venir et des bienfaits dont bénéficiera la société musulmane, Mohammad a jugé que ses lois et prescriptions religieuses étaient éternelles.
Dans les prévisions que nous a laissées le Prophète - comme le prouvent des documents indiscutables - la situation du monde musulman après sa mort s'y trouve évoquée.
Toutes ces actions accomplies par l'envoyé de Dieu se sont étalées sur vingt trois ans, dont treize passés à supporter les exactions et tortures des infidèles de La Mecque, et dix à guerroyer, à combattre tantôt l'ennemi extérieur, tantôt l'ennemi intérieur - "hypocrites", saboteurs -, quand il ne s'agissait de gérer la vie des Musulmans, de réformer leurs opinions, leurs croyances, leur morale, leurs activités, de résoudre leurs multiples problèmes.
Le Prophète a parcouru tout ce long chemin grâce à une volonté inflexible fondée sur la vérité et visant à la restauration de la justice sur terre. Sa conception, pleine de lucidité et de bon sens, ne reconnaissait que la vérité, rejetait totalement l'erreur et l'injustice, sans faire le moindre cas - comme les démagogues - des intérêts ou des passions des gens. Ainsi Mohammad accepta, de tout c½ur et pour toujours, ce qu'il crut relever de la vérité; il rejeta à jamais ce qu'il jugea faux ou empreint d'erreur.

Une personnalité spirituelle extraordinaire

Si l'on réfléchit objectivement et en toute honnêteté sur les propos du chapitre précédent, il ne fait aucun doute que l'apparition d'une telle personnalité, dans de telles conditions, relève de l'inhabituel, du prodigieux et ne peut pas avoir une cause autre que divine. C'est pourquoi, dans le Coran, le Seigneur Tout-Puissant insiste, à diverses reprises, sur l'état initial du Prophète ; cet illettré, cet orphelin, ce pauvre devient, par la grâce du ciel, une personnalité hors du commun: <<Ne t'a-t-il pas trouvé orphelin et il t'a procuré un refuge. ll t'a trouvé errant et il t'a guidé.11 t'a trouvé pauvre et il t'a enrichi>i (Coran, XCII, 6-8).

<<N'avons-nous pas exalté ta renommée'f> (Coran, XCIV, 4).
<<'Tu ne récitais aucun Livre avant celui-ci; tu n'en traçais aucun de ta main...>> (Coran, XXIX, 48).
<<Si vous êtes dans le doute au sujet de ce que nous avons révélé à notre serviteur, apportez-nous une Sourate semblable à ceci; appelez vos témoins autres que Dieu, Si vous êtes véridiques> (Coran, II, 23).

La conduite exemplaire du noble Prophète

L'unicité divine (tawhid) constitue le principe fondamental unique sur lequel le Prophète a basé et édifié sa religion; pour lui, ce principe fonde le bonheur des hommes sur terre. D'après l'unicité divine, le Seigneur unique est le créateur originel du monde, l'Etre suprême digne d'être adoré et vénéré; on ne doit se prosterner que devant le Seigneur transcendant. Aussi, la méthode qui doit devenir courante dans la société ne doit reposer que sur la fraternité, l'égalité des hommes et le seul pouvoir absolu qu'il faut reconnaître, celui de Dieu. La parole divine nous l'affirme: <<Dis (aux Juifs et aux Chrétiens): O gens du Livre! Venez à une parole commune entre nous et vous: nous n'adorons que Dieu; nous ne lui associons rien; nul parmi nous ne se donne de Seigneur, en dehors de Dieu>> (Coran, III, 64).
Sa Sainteté Mohammad ne visait qu'à propager avec affabilité la religion de l'unicité divine; il appelait les gens à s'y convertir, avançant patiemment ses preuves, répondant de bon c½ur à leurs interrogations; il recommandait à ses adeptes et compagnons de suivre sa conduite, comme le lui ordonnait, d'ailleurs, la parole divine: <<Dis: Voici mon chemin! J'en appelle à Dieu, moi, et ceux qui me suivent, en toute clairvoyance>> (Coran, XII,108).
Le noble Prophète se comportait en frère, en égal avec tout le monde et dans la mise en ½uvre des prescriptions et peines divines il ne faisait aucune discrimination, aucune exception. Pour lui, il n'y avait pas de différence entre le riche et le pauvre, le parent et l'étranger, le faible et le puissant, l'homme et la femme, l'homme blanc et l'homme noir. Chacun avait des droits consacrés par les lois religieuses et Mohammad disait: "Si ma fille Fâtemeh, que je chéris tant, se mettait à voler, je lui couperais la main" .
Personne n'avait le droit de dominer et de contraindre les autres et les gens avaient, dans le cadre de la loi, le maximum de liberté (rappelons que la liberté n'a de sens que dans le cadre de la loi et, ceci, aussi bien en Islam que dans les autres pays).
C'est à cette méthode axée sur la liberté et la justice sociale que se rélère le Seigneur Tout-Puissant, lorsqu'Il présente Son Prophète bien-aimé: <<Ma miséricorde s'étend à toute chose; je l'inscris pour ceux qui me craignent, pour ceux qui font l'aumône, pour ceux qui croient en nos Signes, pour ceux qui suivent l'envoyé: le Prophète gentil qu'ils trouvent mentionné chez eux dans la Tora et l'Evangile. I1 leur ordonne ce qui est convenable; il leur interdit ce qui est blâmable; il déclare licites, pour eux, les excellentes nourritures; il déclare illicite, pour eux, ce qui est détestable; il ôte les liens et les carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui auront cru en Lui; ceux qui l'auront soutenu; ceux qui l'auront secouru; ceux qui auront suivi la lumière descendue avec lui; voilà ceux qui seront heureux! Dis: <<O vous, les hommes! Je suis, en vérité, envoyé vers vous tous ...> (Coran, VlI,157-158).
Autrement dit, le Prophète appliquera la méthode que le Seigneur Tout-Puissant lui a commandée.
C'est pourquoi, le noble Prophète (que Dieu le bénisse) ne revendiqua pour lui-même aucun privilège, menant une vie modeste, semblable à celle du peuple: il s occupait des travaux domestiques, recevait personnellement les gens, avec bienveillance et simplicité; il se déplaçait sans escorte, sans apparat et cérémonial; quand il acquérait un bien, il ne manquait pas de le partager avec les pauvres, préférant vivre comme les humbles; il ne négligeait rien dans la défense des droits du peuple mais, en ce qui concerne ses propres droits, il se montrait plein de clémence et de mansuétude; lors de la prise de La Mecque, lorsqu'on lui amena les chefs du clan Qoreyshite - ceux-là mêmes qui l'avaient opprimé et accablé depuis l'hégire -, il ne leur fit aucun reproche, aucune critique et leur accorda le pardon.
Le noble Prophète (que Dieu le bénisse) était, de par ses qualités morales et ses vertus, donné en exemple, tant par ses amis que par ses ennemis. Son affabilité, son caractère sociale, sa longanimité, sa modestie, sa gravité étaient sans pareil. C'est pourquoi le Coran le loue en ces termes: "Certes, tu possèdes un caractère magnanime"
Quand le Prophète rencontrait quelqu'un - même lorsqu'il s'agissait d'un enfant ou d'une femme -, il prenait les devants dans la salutation. Un jour, un de ses compagnons lui demanda de l'autoriser à se prosterner devant lui. I1 lui répondit: "Que dis-tu ce sont les manières de César et du Shah, non celles du Prophète et du serviteur de Dieu" qu'il fut chargé par le Seigneur de propager la religion et de guider les hommes, le Prophète se mit à l'½uvre sans le moindre répit; pendant les treize années qu'il vécut à La Mecque (avant l'hégire), il ne s'occupa que de propager la foi divine et de vénérer le Seigneur; malgré les vicissitudes que lui firent endurer les Arabes infidèles, il ne manqua pas à sa tâche; au cours des dix années qui suivent l'hégire, il parvint à diffuser l'Islam et ses règles tout en luttant contre les ennemis de la religion, les <<hypocrites", les Juifs et en menant plus de 80 guerres contre eux.
Il s'occupait personnellement des plaintes des gens alors que la conduite et la gestion des affaires de la société islamique - c'est-à-dire, toute la péninsule arabique - prenait déjà une grande partie de son temps; en effet, il désirait résoudre les problèmes du peuple et garder un contact direct avec les masses. La bravoure et le courage du noble Prophète furent sans pareil puisqu'il se dressa tout seul contre les pouvoirs tyranniques existants appelant les gens à se soulever contre l'oppression et pour la vérité; il supporta avec ténacité les persécutions et les tourments des oppresseurs de l'époque, sans jamais perdre courage et renoncer à sa mission.
I.e Prophète (que Dieu le bénisse) soignait minutieusement son hygiène et sa propreté, considérant la propreté comme un signe de la foi; de plus, il s'habillait avec attention et chaque fois qu'il sortait, il apparaissait très propre et bien vêtu; d'ailleurs, il était passionné de parfums. Au cours de sa vie, Mohammad ne changea pas de caractère et de nature; il resta modeste et humble alors qu'il occupait une position exceptionnelle qui lui donnait d'immenses privilèges.
Jamais une injure, une fadaise n'emplit la bouche du noble Prophète; jamais on ne le vit ricaner ou se comporter avec légèreté et insouciance; il aimait beaucoup méditer et réfléchir; toujours disposé à entendre les plaintes et critiques des gens, il les écoutait sans les interrompre puis, leur répondait; il ne s'opposait pas à la libre opinion et chaque fois qu'il révélait l'erreur de telle personne, il le faisait en le réconfortant.
Le Prophète (que Dieu le bénisse) était très bon, plein de mansuétude, sensible aux souffrances des autres. Toutefois, il était rigoureux dans l'application de la loi divine, châtiant tout délinquant, tout coupable, sans faire d'exception: ainsi, deux personnes, accusées d'avoir volé les biens d'un compagnon du Prophète, furent traduites en justice; l'une était de religion musulmane, l'autre de refigion juive. Nombre de compagnons du Prophète demandèrent à ce dernier de trancher au profit du Musulman et, ainsi, préserver l'honneur de la communauté islamique face à celle des Juifs, ennemis jurés de l'Islam. Mohammad refusa car, il ne cherchait qu'à défendra vérité et à punir le vrai coupable; aussi, après avoir entendu les deux accusés, il condamna le Musulman.
Avant la bataille de Badr, le Prophète passait en revue ses troupes pour s'assurer de leur disposition; apercevant un soldat sorti du rang, il le fit reculer en lui appuyant le bout de sa canne sur le ventre; le guerrier lui dit: <<O envoyé de Dieu, je jure que tu m'as fait mal au ventre et je dois me venger".
Le Prophète lui tendit alors sa canne et dénudant son ventre lui répondit: <<Voici, rends moi la pareille>. Le soldat se pencha et, embrassant la peau dénudée de Mohammad, lança: <<Je sais que je serai tué aujourd'hui; je voulais seulement toucher ton corps sacré. Quelque temps après, ce guerrier chargeait l'ennemi et tombait en martyr sur le champ de bataille. Le noble Prophète protégeait constamment les faibles et les innocents; il recommandait à ses compagnons de lui faire part des besoins des nécessiteux et des plaintes des tâibles. On raconte. qu'avant de rendre l'âme, le Prophète fit sa dernière recommandation au sujet des femmes et des esclaves. Que Dieu le bénisse, lui et sa famille!

Le testament du noble Prophète aux Musulmans

L'univers humain est condamné - comme tous les éléments constituant l'univers existant - à évoluer, à se transformer; de plus, la nette différence qu'on constate dans la constitution des êtres humains entraîne des goûts et des dispositions variés; aussi, chez la plupart des gens, aussi bien au niveau de l'intelligence et de la compréhension, qu'au niveau de la mémoire et de l'oubli, on constate une grande diversité et divers degrés. C'est pourquoi les croyances, les usages et règles qui gouvernent une communauté peuvent rapidement se modifier, se déformer et disparaître; surtout quand ils ne sont pas enracinés et défendus par des gardiens sûrs... l'expérience l'a prouvé. Pour prévenir ce danger qui menace toute communauté, le noble Prophète (que Dieu le bénisse) présenta aux hommes les gardiens compétents de cette religion universelle et éternelle et leur recommanda le Livre divin et les gens de la Maison (ahlé beyt). Comme le relatent successivement les divers sectes islamiques, le noble Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) aurait dit à plusieurs reprises: <Je m'en vais mais, je vous laisse en dépôt deux choses précieuses: le Livre divin (Coran) et les gens de ma Maison (lignée); ces deux choses sont solidaires et tant que vous vous y conformerez, vous ne serez pas dans l'erreur

# Posté le mercredi 11 mai 2005 06:27

Modifié le jeudi 12 mai 2005 17:39

Les Cinq Piliers de l'Islam. (ce que croit un musulman)

-L'Unicité

-La Justice divine

-La Prophétie

-L'Imamat

-La Résurrection

# Posté le mercredi 11 mai 2005 06:45